Edge in the News: 2010

IL RECENSORE.COM [6.2.10]

Al Circolo della Stampa di Milano, lo scorso 22 febbraio, lo scienziato Edoardo Boncinelliha presentato “Mi ritorno in mente” (Longanesi, 2010), assistito dal prof. Giulio Giorello e dal filosofo ed epistemologo Armando Massarenti.

Questo testo appartiene alla genia di libri che vede nel capostipite “Il gene egoista” di Richard Dawkins e, più in generale, al cosiddetto genere della Terza cultura, secondo la definizione dell’agente letterario John Brockman, cioè un nuovo tipo di libri scritti da scienziati e storici della scienza, che trasmettono la loro visione del mondo a un vasto pubblico piuttosto che soltanto ai lettori di riviste specializzate, a dimostrazione di quanto la scienza stia diventando sempre più interdisciplinare e complessa.

Oggi i temi intorno ai problemi della coscienza sono più attuali che mai, interessano le istituzioni, non solo religiose, e la collettività, che si divide su concetti quali la morte cerebrale e gli stati di coscienza. Il terreno sul quale si muove Boncinelli è difficile e ambiguo: lui stesso ha dichiarato che questo testo ha richiesto tre anni di lavoro, soprattutto perché esigeva posizioni ben definite che minimizzassero il pericolo di essere attaccati. “È un trattato che fa meno acqua di molte cose che ho scritto e letto“, afferma l’autore, ben lungi dal voler fornire risposte assolute su un tema come quello della coscienza, il problema dei problemi, ma anche una delle questioni più affascinanti.

Si parte dai nervi e, attraverso molecole, circuiti, cervello, emozioni e coscienza, si arriva finalmente all’Io. Le posizioni sono ben definite, come si è già detto: la razionalità è innaturale, perché tiene ferma l’attenzione su un argomento per più di qualche minuto, cosa che avviene difficilmente e fa sbuffare il nostro sistema nervoso; la mente non è niente di diverso dall’azione del cervello, anzi, è il cervello stesso; le emozioni sono la materia della vita, intimamente connesse alle funzioni cognitive, poiché anche nell’azione più razionale c’è una componente affettiva.

Una stimolante digressione ha per oggetto l’amore: perché ci si innamora? Perché restiamo affezionati alle persone? Perché siamo gelosi? Perché soffriamo in seguito a un abbandono? L’amore è l’espressione che gli umani utilizzano quando intendono la sessualità. Questo rapporto implica il riconoscimento di una sola persona, che ha origini ben precise: l’uomo è l’essere umano che resta cucciolo più a lungo, mentre gli animali, a parte quelli domestici, non riconoscono la parentela già dopo qualche anno, per cui questoprolungamento della fase infantile spinge l’uomo a cercare questo rapporto unico per tutta la vita.

È un libro che pone importanti questioni etiche, e spinge a prendere una posizione. Il linguaggio è molto chiaro e non richiede nessuna conoscenza preliminare. Il maggiore pregio del libro è nell’enfasi posta sulle emozioni, che colorano il lavoro della mente e si compensano a essa. I temi sono quelli sui quali tutti ci siamo interrogati, dalla coscienza, alle emozioni, alla razionalità, e Boncinelli, da bravo scienziato innamorato del suo lavoro, mostra il lato scientifico di questi argomenti universali.

Edoardo Boncinelli, genetista, insegna Biologia e Genetica presso l’Università San Raffaele di Milano. Collabora a Le Scienze e al Corriere della Sera. Tra le numerose opere pubblicate, ricordiamo L’anima della tecnica (2006), La magia della scienza (2006), Idee per diventare genetista (2006), Il Male (2007),L’etica della vita (2008), Come nascono le idee (2008), Lo scimmione intelligente. Dio, natura e libertà(con Giulio Giorello, 2009) e Perché non possiamo non dirci darwinisti (2009).

Autore: Edoardo Boncinelli
Titolo: Mi ritorno in mente
Editore: Longanesi
Anno di pubblicazione: 2010
Prezzo: 16,60 euro
Pagine: 256

PODER 360 [5.31.10]

The "dangerous ideas" are those that emerge to eliminate the validity of a paradigm and are rejected by the establishment of the day for their potential to change things.

Most innovation columns dedicated to present and discuss cases and draw conclusions that may be applicable to decision makers. This is fun at first, but soon ends up boring both author and readers. So this column will be different. 

Here we will try to implement design approaches and innovation to analyze and discuss contingency and present them several times, find different points of view, unexplored and to identify and discover some "dangerous ideas" associated with them, and as defined by Steven Pinker Harvard University. 

What are dangerous ideas? Pinker does not refer to this term to those that generate harm to society, as they could be racist or fascist ideologies, or weapons of mass destruction. Quite the contrary. Defined as those that emerge to eliminate the validity of a paradigm that has come to be regarded as normal and accepted, and that threat, as it is-is rejected by the establishment of the day for their potential to change things. 

Why call it dangerous? They challenge the status quo and the economic, moral, political, religious or stability of an industry or sector. They are dangerous not because they may be "wrong" but because-oh, paradox could be "correct." These ideas are dangerous because, in testing an institutionalized idea, promise to make obsolete much of it invested in creating the system that maintains its validity. ...

...The aim of this column is to stimulate discussion and action on these dimensions. To learn more read "What is your Dangerous Idea?" Edited by John Brockman.

L'ACTUALITE.COM [5.24.10]

Coup de tonnerre jeudi dernier: une étude publiée dans le magazineScience rapporte comment 24 scientifiques du J. Craig Venter Instituteont conçu par ordinateur, synthétisé puis assemblé un petit chromosome, qu’ils ont ensuite transféré dans une cellule préalablement vidée de tout autre matériel génétique.

Pilotée par ce petit bout d’ADN entièrement synthétique, la cellule a exprimé les instructions codifiées dans son nouveau génome et s’est multipliée. Plus facile à raconter qu’à faire, comme vous pourrez le lire dans cet article de La recherche.

J’ai préféré attendre quelques jours avant de commenter cette annonce, car les réactions qu’elle suscite sont presque aussi intéressantes que l’étude elle-même.

Rappelons d’abord que ce n’est pas d’hier que des scientifiques tentent de recréer la vie en laboratoire. Dans les années 1960, le prix Nobel d’origine indienne Har Gobind Khorana fut le premier à synthétiser de l’ADN, et le virus de la poliomyélite a été fabriqué en 2002 par l’Américain Eckard Wimmer.

Les scientifiques jouent-ils à Dieu ? À chacune de ces nouvelles avancées, certaines personnes attendent fébrilement la réaction du Vatican (même si Dieu ne fait pas partie des hypothèses sérieusement envisagées par les scientifiques pour expliquer l’apparition de la vie sur Terre…).

Cette fois, Rome voit les choses plutôt d’un bon œil. Bizarre, quand même, la réaction de Rino Fisichella, le président de l’Académie pontificale pour la Vie, qui considère qu’il ne s’agit que d’une étude théorique et qu’il est encore trop tôt pour émettre un jugement éthique. Il s’agit pourtant bien d’une avancée expérimentale !

Le président Obama, lui, a au contraire déjà expressément demandé à laPresidential Commission for the Study of Bioethical Issues, créée en novembre dernier, de se pencher au plus vite sur les découvertes de Craig Venter (lettre d’Obama en pdf).

En France, l’association Vivagora s’inquiète aussi au plus au point des questions éthiques que pose la biologie synthétique, résumées sur son site. Voyez aussi, si vous lisez l’anglais, les points de vue très éclairés sur cette avancée, comme celui du spécialiste de l’évolution Richard Dawkins, présentés sur le site de la Edge Foundation.

Il faut effectivement s’interroger sur les usages d’une technologie potentiellement aussi révolutionnaire, voter des lois si nécessaire, mais sans pour autant verser dans la paranoïa.

Ainsi, la probabilité que les découvertes de Craig Venter soient récupérées par des terroristes pour tuer des milliers de gens est absolument infime. La peur qu’elle suscite relève essentiellement du fantasme.

L’être humain a déjà inventé au fil de son histoire une multitude de technologies susceptibles d’être détournées à des fins terroristes. Comme on l’a vu le 11 septembre 2001, même de simples avions de ligne peuvent devenir des armes redoutables!

Le monde regorge déjà de bactéries et virus pathogènes, alors pourquoi se compliquer la vie pour en fabriquer? Comme le raconte très bien le microbiologiste français Patrick Berche dans L’histoire secrète des guerres biologiques, mensonges et crimes d’État, il est fort difficile de transformer un virus ou une bactérie en une arme efficace.

L’autre grande inquiétude tient au fait que Craig Venter a déjà déposé plusieurs brevets en rapport avec la biologie synthétique et qu’il passe pour un génie du marketing.

Y a-t-il là aussi des risques de dérive? Peut-être. Mais force est de constater que depuis que Craig Venter a claqué la porte de la recherche publique dans les années 1990 pour voler de ses propres ailes, le retombées économiques de ses découvertes ont essentiellement servi à financer ses recherches.

C’est grâce à cet argent que ce vétéran du Vietnam a pu s’aventurer dans des chemins scientifiques peu fréquentés. Craig Venter est peut-être très doué pour gagner de l’argent, mais c’est avant tout un authentique génie, comme on n’en compte pas beaucoup.

Après avoir développé la technique du séquençage automatisé qui lui a permis de séquencer le génome humain pour une fraction du coût du programme public, il a été le premier à publier la séquence d’un génome individuel (le sien!), puis a largement participé au décollage de lamétagénomique en lançant un vaste inventaire de la vie dans les océans du globe, avant de se tourner vers la biologie synthétique. Tout ça en moins de 20 ans!

 Contrairement à une idée reçue, il ne se fiche pas du tout des questions d’éthique reliées à la biologie synthétique. En 2007, le J. Craig Venter Institute a d’ailleurs publié son propre rapport sur le sujet sous le titre deSynthetic genomic : options for governance, réalisé en collaboration avec le MIT et le Center for Strategic and International Studies.

Dans ce document, il y suggère déjà plusieurs pistes pour encadrer cette technologie… trois ans avant que le gouvernement américain ne s’en soucie!

J. Craig Venter, The Observer [5.23.10]

CRAIG VENTER: THE DAZZLING SHOWMAN OF SCIENCE

A maverick, headline-grabbing biologist with an ego the size of a planet or a brilliant researcher who has succeeded in creating life? A bit of both, actually

By Tim Adams

...Stewart Brand, the ecological visionary and creator of the Whole Earth Catalog, is more persuaded. Brand has got to know Venter over the last couple of years through John Brockman's Edge initiative which brings together the world's pioneering minds. What differentiates Venter from many of his peers, Brand believes, is that he is not only a brilliant biologist, but also a brilliant organisational activist. "A lot of people can think big but Craig also has the ability to fund big: he doesn't wait for grants, he just gets on and finds a way to do these things. His great contribution will be to impress on people that we live in this vast biotic of microbes. What he has shown is that microbial ecology is now where everything is at."

Brand once suggested that "we are as gods and we might as well get good at it". That statement has gained greater urgency with climate change, he suggests. "Craig is one of those who is rising to the occasion, showing us how good we can be."...

THE OBSERVER [5.22.10]

There is, appropriately enough, a biblical quality to Craig Venter's account of the genesis of his quest to create life "from scratch". He dates his mission to 1968 when he was working in the frontline medical corps of the US army in Vietnam during the Tet offensive. He had tried, and mostly failed, to save hundreds of men from dying – it was M*A*S*Hwithout jokes – and he felt he'd had enough of the horror of life. A champion swimmer, he determined to swim out into the South China Sea and not swim back. In the beginning, then, this mythology goes, the biologist was in the middle of the ocean, "surrounded by venomous sea serpents", preparing to meet his genome. It took a shark circling to wake him out of this suicidal fantasy.

"For a moment," he wrote in his 2007 autobiography, "I was angry that the shark had disrupted my plan. Then I became consumed with fear. What the fuck was I doing? I wanted to live…" Venter struck out for shore, now miles behind him, and when he arrived there it was if he had been reborn, like Crusoe, into a new fate: "I lay on the sand, naked, for what felt like hours. I was exhausted and relieved. I wanted my life to mean something; I wanted to make a difference. I felt pure; I felt energised."

For the last 40 years, that pure energy has driven Craig Venter to extraordinary heights. ("A doctor can save maybe a few hundred lives in a lifetime," he told his brother as he embarked on his scientific career, with a characteristic mix of hubris and chutzpah. "A researcher can save the whole world.")

Venter first came to international attention as the "rogue" biologist who attached himself to the painstaking $5bn, 15-year programme to decode the human genetic blueprint, "the book of life" Human Genome Projectand announced to anyone who would listen he could do it much more quickly and much more cheaply with private capital (the distinguished scientists leading the global initiative were, he insisted, "the Liars Club": habitual fibbers about costs and deadlines).

He caused further outrage when he said he would not only beat that establishment club to the solution but patent the results. He eventually – arguably – made good the first part of that boast but, under pressure from President Clinton, gave up on the latter and agreed a joint declaration of the triumph with the official team in the millennium year, losing a fortune in the process. (Asked how he felt to have deciphered human life, Venter, who had designs on being "the first billionaire biochemist", replied: "Poorer.")

Not content with what was widely considered the landmark scientific achievement of our age, however, Venter then decided he would solve the crisis of climate change and ecological meltdown by discovering a biologically engineered source of energy. He set sail on his $15m yacht Sorcerer II on an unending voyage with the mission, along the way, "to put everything that Darwin missed into context" and map the whole world's genetic components. He dipped buckets into the Sargasso Sea and sent millions of primordial microbial lifeforms back to his labs for decoding.

As a development of that ongoing effort, last week Venter announced in the pages of Science magazine that his research team had – by putting together a living and replicating bacterium from synthetic components, inserting a computer-generated genome into a cell – "created life" in the laboratory for the first time. The experiment suggested the possibility of creating bacteria to perform specific functions: as producers of fossil fuels or medicines.

Venter, now 63, is nothing if not a showman and the publication of this revelation and the subsequent press conferences, have polarised opinion in ways with which he has long been familiar. Some authorities, and several newspaper leader writers, have claimed him as our Galileo or our Einstein; others have been notably underwhelmed.

Freeman Dyson, the physicist, captured the full range of academic sentiment in this dry appraisal: "This experiment is clumsy, tedious, unoriginal. From the point of view of aesthetic and intellectual elegance, it is a bad experiment. But it is nevertheless a big discovery… the ability to design and create new forms of life marks a turning point in the history of our species and our planet."

Venter's ego and his preference to turn to corporations rather than research foundations as funding partners (Exxon Mobil is a $600m sponsor of his energy experiments) do not tend to endear him to the academic establishment. Steve Jones, professor of genetics at University College London, and a perennial voice of reason, offered me this verdict on the biologist's latest headlines.

"It's very easy to mock Venter," Jones suggests. "When he first appeared, people just kind of sneered at him. But they stopped sneering when they saw his brilliance in realising that the genome was not a problem of chemistry but a problem of computer power. I don't think anybody can deny that that was a monumental achievement and he has been doing fantastically interesting things subsequently with marine life. Having said that, though, the man is clearly a bit of a prick and one with a serial addiction to publicity."

Jones is sceptical about the hyperbole of breathless headlines. "The idea that this is 'playing God' is just daft. What he has done in genetic terms would be analogous to taking an Apple Mac programme and making it work on a PC – and then saying you have created a computer. It's not trivial, but it is utterly absurd the claims that are being made about it."

Stewart Brand, the ecological visionary and creator of the Whole Earth Catalog, is more persuaded. Brand has got to know Venter over the last couple of years through John Brockman's Edge initiative which brings together the world's pioneering minds. What differentiates Venter from many of his peers, Brand believes, is that he is not only a brilliant biologist, but also a brilliant organisational activist. "A lot of people can think big but Craig also has the ability to fund big: he doesn't wait for grants, he just gets on and finds a way to do these things. His great contribution will be to impress on people that we live in this vast biotic of microbes. What he has shown is that microbial ecology is now where everything is at."

Brand once suggested that "we are as gods and we might as well get good at it". That statement has gained greater urgency with climate change, he suggests. "Craig is one of those who is rising to the occasion, showing us how good we can be."

On the publication of his autobiography, Venter also brought out another book, one that contained the six billion characters of his own genome. It was the first full catalogue of a single individual's genetic code and it revealed several secrets about Venter's inherited traits, notably a predisposition to heart disease and to Alzheimer's. What it has not so far rendered, however, is the chemical clue to his most vital characteristic: impatience.

The greatest scientists have shared the understanding that there is so much to do and so little time in which to do it. A decade ago, Venter was plagued by the sense that "as a civilisation, we know far less than 1% of what will be known about biology, human physiology and medicine. My view of biology is: we don't know shit". In the years since, he has perhaps done more that any man who has ever lived to add to that raw information. He did this initially by being the first to see that "the analogue world of biology" had to be transformed by the "digital world of the microchip". He is now, it is said, the largest private user of computer power in the world.

Just as he found his vocation in the sea, so he returns to it constantly for inspiration. He was a high school dropout, a prototype beach bum. "I was a surfer as a kid, I was a surfer in Vietnam, I am still a surfer," he likes to say. When a writer for Wired magazine caught up with him in French Polynesia a couple of years ago, Venter was wandering the shoreline, naked, fishing items of interest out of the water. At the time, he described his scientific quest by gesturing to the ocean: "We're just trying to figure out who fucking lives out there." Of the billions of answers to that particular question, Venter himself has now added another one: Mycoplasma mycoides J Craig Venter Institute-syn1.0. Life has his name on it.

http://www.guardian.co.uk/theobserver/2010/may/23/observer-profile-craig-venter [5.22.10]

Stewart Brand, the ecological visionary and creator of the Whole Earth Catalog, is more persuaded. Brand has got to know Venter over the last couple of years through John Brockman's Edge initiative which brings together the world's pioneering minds. What differentiates Venter from many of his peers, Brand believes, is that he is not only a brilliant biologist, but also a brilliant organisational activist. "A lot of people can think big but Craig also has the ability to fund big: he doesn't wait for grants, he just gets on and finds a way to do these things. His great contribution will be to impress on people that we live in this vast biotic of microbes. What he has shown is that microbial ecology is now where everything is at."

Brand once suggested that "we are as gods and we might as well get good at it". That statement has gained greater urgency with climate change, he suggests. "Craig is one of those who is rising to the occasion, showing us how good we can be."

GULF NEWS [5.20.10]

Abu Dhabi:  Kalima, the translation initiative of the Abu Dhabi Authority for Culture and Heritage (Adach), has published the Arabic version of The Next Fifty Years: Science in the First Half of the Twenty-first Century, edited by John Brockman which contains the unpublished work of 25 leading scientists and thinkers.

Brockman is the founder of the non-profit Edge Foundation and editor of edge.org, the website devoted to discussions of cutting edge science.

The book, which is translated into Arabic by Fatima Ganem, provides 25 original never-before-published essays about the advances in science and technology that we may see within our lifetimes.

Various theories

Theoretical physicist and best-selling author Paul Davies examines the likelihood that by the year 2050 we will be able to establish a continuing human presence on Mars.

Psychologist Mihaly Csikszentmihalyi investigates the ramifications of engineering high-IQ, genetically happy babies.

Psychiatrist Nancy Etcoff explains current research into the creation of emotion-sensing jewellery that could gauge our moods and tell us when to take an anti-depressant pill.

And evolutionary biologist Richard Dawkins explores the probability that we will soon be able to obtain a genome printout that predicts our natural end for the same cost as a chest X-ray.

This book explores not only the practical possibilities of the near future, but also the social and political ramifications of the developments of the strange new world to come.

THE NEW YORK TIMES [5.19.10]

 

A remarkable paper published online today by the journal Science could — emphasis on could — signal the start of an energy revolution, and more generally a manufacturing revolution. By “start” I mean this could be akin to the first twitch of a runner’s leg as she positions herself for the opening pistol shot of a marathon, not a sprint.

The video interview above, conducted by a reporter for the journal with the leader of the research, J. Craig Venter, lays out some of the basics. One prime goal of Venter, a genomics pioneer and entrepreneur (partnering with Exxon Mobil, among others), is to program organisms that, at large scale, could harvest carbon dioxide and generate hydrocarbons, replacing oil as a fuel and feedstock. Nicholas Wade’s news story notes other avenues being pursued to develop next-generation biofuels.

There are other paths being pursued in the early days of  the energy quest — including those followed by  Nathan Lewis on the frontiers of photovoltaics or  Daniel Nocera, with his effort to deconstruct photosynthesis. The Department of Energy is  trying to stimulate more breakthroughs, but with a paltry pot of money compared to federal investments in other areas of science that matter to society.

The new paper and accompanying news article are available without the usual subscription wall at the Science Magazine Web site.

There’s  a running string of reactions to the work at the Edge Web site (which also hosts Venter), including a provocative contribution from Freeman Dyson ( no surprise there!):

This experiment, putting together a living bacterium from synthetic components, is clumsy, tedious, unoriginal. From the point of view of aesthetic and intellectual elegance, it is a bad experiment. But it is nevertheless a big discovery. It opens the way to the new world of synthetic biology. It proves that sequencing and synthesizing DNA give us all the tools we need to create new forms of life. After this, the tools will be improved and simplified, and synthesis of new creatures will become quicker and cheaper. Nobody can predict the new discoveries and surprises that the new technology will bring. I feel sure of only one conclusion. The ability to design and create new forms of life marks a turning-point in the history of our species and our planet.

THE FRONT PAGE [5.3.10]

John Brockman è un “imprenditore culturale”, editore, scrittore, e creatore, fra l’altro, della Edge Foundation, un laboratorio di idee e dibattiti dove, a mio avviso, è in via di formazione quella “Terza Cultura” che dovrebbe diventare “la” cultura del secolo XXI.

Avendo subito le conseguenze della chiusura degli spazi aerei europei causa nube di polveri vulcaniche, ha postato sul sito www.edge.orgalcune domande provocatorie. Che cosa gli psicologi hanno da dire sul modo in cui sono state prese decisioni che hanno messo a terra milioni di passeggeri, confinandoli in bivacchi improvvisati per più di una settimana, nell’apparente, totale assenza di prove di pericolo reale? E cosa hanno imparato gli economisti comportamentali? E cos’hanno da dire ingegneri, fisici, meteorologi sul tema?

Molte le risposte, assai interessanti. Riassumerle tutte è impossibile. Per Haim Harari, fisico ed ex presidente dell’Istituto Weizman di Tel Aviv, la crisi finanziaria attuale e la crisi “da polveri” hanno molto in comune. Entrambe sono figlie di decisioni prese da decision makers che “non capiscono di matematica e di scienza neppure a livello elementare” e da “matematici e scienziati che non si rendono minimamente conto delle conseguenze, nella vita reale, dei loro calcoli”. E dunque ecco che “ingegneri finanziari” creano strumenti finanziari complessi e banchieri navigati ed enti di regolamentazione li recepiscono, senza ammettere di non avere la minima idea di ciò che tali strumenti presuppongono.

Allo stesso modo, i costruttori di modelli matematici convincono le autorità che “la nube è qui, o lì, senza preoccuparsi minimamente di andare a fare una misura sul campo”. E nessuno che domandi, a questi “scienziati”, se le ipotesi poste a base dei loro modelli sono realistiche oppure no. In entrambi i casi, chiunque abbia un minimo di preparazione scientifica, aggiunge Harari, sentirebbe immediatamente puzza di bruciato. E quindi ecco perché politici senza cultura scientifica, e scienziati senza cultura manageriale, sono incapaci di affrontare adeguatamente entrambi i problemi. Conclusione: “The world is discovering that an important profession is missing: Scientifically trained political decision makers”.

Chales Simonyi, della International Software, ex Chief Architect and Distinguished Engineer della Microsoft, dopo avere con dovizia di particolari ricordato che le ceneri, se presenti, possono danneggiare i motori e che i costi della manutenzione, in tal caso, diverrebbero molto alti, aggiunge di trovare “piuttosto misterioso il modo in cui le mappe sulla nube vengono prodotte ogni giorno” e di non trovare da nessuna parte “misure dirette” del fenomeno, e neanche come le “interpolazioni e le estrapolazioni” delle misure vengono fatte. E non si spiega neppure perché sugli aeroplani non vengano montati i rivelatori di polvere che invece sono dotazione comune degli hard disk di qualsiasi computer.

Conclude Simony: “Se gli aeroplani avessero tali rivelatori di polvere, come hanno i radar meteorologici, potremmo fare come facciamo quando c’è un temporale: il radar lo vede e l’aereo cambia rotta”. Buon senso pragmatico. Ma che non appartiene, in tutta evidenza, ai meteorologi, ai climatologi e ai politici.

Chiudo con Gloria Origgi, filosofa, del Centro Nazionale Ricerche Scientifiche, Parigi. Origgi rammenta che il trattato di Maastricht adotta il “principio di precauzione” e che, quando tale principio ha a che fare con l’ambiente, è decisione Ue che “l’assenza di una completa certezza scientifica non sarà usata per posporre misure efficaci e dal costo ragionevole per prevenire il degrado ambientale” (cosa che rappresenta un assegno in bianco per politici e imprenditori privi di scrupoli, come chiunque può capire, ndr). Questa è una particolarità tutta europea: infatti, il principio di precauzione altrove viene applicato (USA, per esempio) solo per situazioni che riguardano la sicurezza nazionale, e, comunque, le decisioni ultime sulla sicurezza dei voli è lasciata alle compagnie aeree.

Così alla domanda se non esista una certa sproporzione fra la chiusura totale dello spazio aereo e un rischio potenziale legato alla nube di polveri, rischio piuttosto indefinibile in assenza di prove certe, un ministro Ue risponde: “Non si è mai abbastanza prudenti sulla sicurezza aerea”. La conclusione, per Origgi, è ovvia: “Una politica che mette a terra un intero continente basandosi su un proverbio” non può essere “una buona politica”.

A quanto pare, il vulcano islandese è di nuovo in eruzione. Sarà interessante vedere se, questa volta, le decisioni verranno prese con più buon senso di quanto sia stato fatto la volta scorsa. Ma conoscendo i nostri polli di Bruxelles e quelli di Roma, direi che non si può essere ottimisti.

THE SCIENTIST [4.30.10]

 

Many thanks to readers who responded to my inaugural editorial (in the February issue), calling for feedback on the “next new thing.” To some, the thing was the t-shirt (we’re working on that), others wanted hats, while the more persnickety called for a total revamp of scientific research, publishing, and reporting. Here ideas ran the gamut from ditching peer review, to mandating interdisciplinary-infused research, to less US-centricity, to investigative myth-busting, to crowd-sourced experimental design, to a “Journal of Fantastic Failures.” And there resonated a need for context and depth. Instead of, or in addition to, pouncing on what’s new and now, you said papers should be examined retrospectively—after weeks, months, and even years to reveal which hypotheses and experiments have shone light upon the dark and vast terrain of the unknown.

Every generation of scientists must keep the enlightenment flame alive, and much has been written about whether those weaned on the Internet will cause that flame to flicker and dim or to burn more brightly. Yet 150 years ago, certainly pre-Internet, Thoreau had premonitions:

I fear that the character of my knowledge is from year to year becoming more distinct and scientific; that, in exchange for vistas wide as heaven’s scope, I am being narrowed down to the field of the microscope. I see details, not wholes nor the shadow of the whole. I count some parts, and say, “I know.”

Back to the future, in a stimulating debate on Edge.org, based on Nicholas Carr’s Atlantic Monthly article “Is Google Making Us Stupid” (Jul/Aug 2008), W. Danny Hillis opined:

Our problem is not so much that we are stupider, but rather that the world is demanding that we become smarter. Forced to be broad, we sacrifice depth. We skim, we summarize, we skip the fine print and, all too often, we miss the fine point.

There’s no doubt that as today’s science fragments into ever more specialization, the breadth required for smartness is overwhelming. Can the molecular biologist afford to ignore developments in systems biology, bioinformatics, structural biology, and now even physics? And can the stream of science news and commentaries in all their incarnations—including RSS feeds, blogs, and Twitter—fulfill this requirement and spark the leaps forward?

“It’s not information overload, it’s filter failure,” said Clay Shirky, author of Here Comes Everybody, at the Web 2.0 conference in 2008. For biomedical researchers, it turns out, Faculty of 1000 is the made-to-order filter, with depth to match its breadth. It’s a post-publication review service by 5,000 of the world’s top biomedical researchers, who select, rate and comment on the top 2 percent of papers (soon to reach 90,000!) in their specialties. In this issue of The Scientist, and appearing at http://www.the-scientist.com, we introduce ourselves as the magazine of F1000, with the aim of spotlighting, de-jargonizing, and providing context for the Faculty’s highest-rated papers.

For instance, list lovers can check out the latest top-rated papers on Page 30, as well as a featured “Hidden Jewel”—this month, a description of biotechnologist Alex Shneider’s classification of four scientist-types, from innovator (Stage 1) to synthesizer (Stage 4). In the Literature section, Suzanne Pfeffer of the Stanford University School of Medicine, a cell biology Faculty Member (FM), describes intriguing findings about molecular events underlying protein transport in the Golgi complex. Additional “surprises” are revealed in three papers from the Faculties of molecular, structural, and developmental biology. Of course we’ll continue our brand of investigative journalism—see the feature on the FBI’s newfound and increasingly invasive interest in biology research—to provide a perspective on trends that individual top-rated papers cannot offer.

Our Web offerings are expanding, too. Introduced last month, “Naturally Selected: Biology’s Personal Best” at http://blog.the-scientist.com, provides a highly selective coverage of scientific news, evaluations, books, trends, and cultural events that will prompt those “Aha” connections. And with that, we may have the germ of an idea for a t-shirt.

Correction (April 29): When originally posted, the article listed the author of an article in Atlantic Monthly as David Carr. The author's name is Nicholas Carr. The Scientist regrets the error.

THE MAUI NEWS [4.29.10]

The testimony to Congress was on causes of political violence, the factors that lead young Muslims to join radical Islamist groups. But the observations appeared to apply to other sociopathic, violence-prone packs - criminal gangs and ideological militants.

Scott Atran, a cognitive anthropologist and risk-modeling researcher, was testifying to the U.S. Senate Armed Services Subcommittee on Emerging Threats & Capabilities, invited to speak on his research on "pathways to and from violent extremism" (www.edge.org/3rd_culture/atran10/atran10_index.html/).

Author of "In Gods We Trust: The Evolutionary Landscape of Religion," Atran has studied political violence among groups in the Middle East. His analysis of factors promoting jihadism mirrors the issues spawning criminal gangs.

Atran says his research shows most young people successfully recruited by radical jihadists were from moderate secular backgrounds. They were recruited to radical religious militancy from outside, not within.

"Youth generally favors actions, not words and challenge, not calm. That's a big reason so many who are bored, underemployed, overqualified and underwhelmed by hopes for the future turn on to jihad with their friends. Jihad is an egalitarian, equal-opportunity employer: fraternal, fast-breaking, thrilling, glorious and cool."

Substitute "gangs" for "jihad" and Atran could be discussing the reasons young people enlist in their neighborhood criminal gangs.

He does observe a difference.

"Although lack of economic opportunity often reliably leads to criminality, it turns out that some criminal youth really don't want to be criminals after all," he told the subcommittee. "Given half a chance to take up a moral cause, they can be even more altruistically prone than others to give up their lives for their comrades and cause."

The line separating the criminal gang member from the political terrorist is the cultural factor, a belief in a moral cause. Atran suggests militancy begins in the same place.

"Entry into the jihadi brotherhood is from the bottom up: from alienated and marginalized youth seeking out companionship, esteem and meaning, but also the thrill of action, sense of empowerment, and glory in fighting the world's most powerful nation and army," he said.

On the less global scale, a criminal gang member clearly achieves a sense of empowerment in challenging the community's authority with criminal acts of drug dealing, prostitution, illegal gambling, extortion, robbery and theft, or assault and murder.

There are differences of kind. A criminal gang member may have a cultural identification, but it is more likely a bonding mechanism rather than a motivating element. The terrorist adheres to an idealized cultural identity to act on moral imperative, rather than purely out of personal gain.

There are differences of scale and intent between the criminal gangs terrorizing communities and religion-based groups seeking to terrorize nations.

But Atran suggests the terrorist feeds in the same egoistic trough as the criminal when media effectively glorify the criminal act in the telling of it. It's an issue for journalists reporting a crime. Tell the story. Help an investigation. Do not aggrandize the deed.

"If we can discredit their vicious idols (show how these bring murder and mayhem to their own people) and give these youth new heroes who speak to their hopes rather than just to ours, then we've got a much better shot at slowing the spread of jihad to the next generation than we do just with bullets and bombs," Atran said.

"And if we can de-sensationalize terrorist actions, like suicide bombings, and reduce their fame (don't help advertise them or broadcast our hysterical response, for publicity is the oxygen of terrorism), the thrill will die down."

* Edwin Tanji is a former city editor of The Maui News. He can be reached at hakumoolelo@earthlink.net. "Haku Mo'olelo," "writing stories," is about stories that are being written or have been written. It appears every Friday.

CRITICIZING THE CRITICS [4.28.10]

 


O lady of the depths,
what are you doing at the surface,
attentive to all that passes
watching the clock at my hour?

what obscure deliverance
do you ask my alliance?

O you, always ready to end,
you would like to hold me back
on the very edge of abyss
Of which you are the strange summit.

———Katinka Matson‘s Flower work

“”For past several years she has experimented with a non-photographic technique for creating images by utilizing input through the flatbed CCD scanner. No camera or lenses are used. The process involves scanning flowers and other natural objects on an open-top scanner from underneath the objects with a slo-moving sensor. This technique allows for unusual opportunities to explore new ideas involving light, time, and rhythm.”"

WIRED.CO.UK [4.26.10]

Big thinkers on what the ash cloud means

Caught up in Moscow because of the volcanic ash cloud last week, my biggest regret was missing the annual Edge dinner in London on 19 April. Well, just look at the sort of people that Edge Foundation president, literary agent and superconnector John Brockman manages to bring together.

Guests at last year's London dinner ranged from Alfonso Cuarón and Terry Gilliam to Brian Eno and Richard Dawkins. So you can see why it was painful for me to be 3,000km away while all the big ideas were being nurtured over the entrees at Zilli Fish.

But Brockman -- whose latest book This Will Change Everything (Harper Perennial) lies well thumbed on my desk -- is not a man to waste an intellectual opportunity. In town from New York for the "eerily deserted" London International Book Fair, Brockman became caught up in talk of stranded travelers and 20-hour road trips. "Something is going on here that requires serious thinking," he reflected. "We've had earthquakes before, and we've had plane stoppages, but nothing like the continuing effects of the ash cloud. Why?"

So he invited the Edge community of smart and original thinkers -- from behavioural economists to psychologists, physicists to software engineers -- to think about the ash cloud and the reaction to it, and tell him (in 250 words) something "that I don't already know and that I'm not going to read in the newspapers".

The thinkers came through. Edge received contributions from the likes of Haim Harari, Roger Schank, Charles Simonyi, Peter Schwartz, Stephen Schneider, Karl Sabbagh, Emanuel Derman, Mark Pagel, Joel Gold, George Dyson, Matthew Ritchie, Paul Romer, Eduardo Salcedo-Albarán, Greg Paul, Lawrence Krauss and Alexandra Zukerman. You can now read their conclusions -- an exercise that's worth your while.

A handful of examples:

First, from Haim Harari, a physicist and former president of the Weizmann Institute of Science (and author of A View from the Eye of the Storm):

The ash crisis and the financial crisis have much in common. Both result from the fact that almost all decision makers do not understand mathematics and science, even in a rudimentary level, while most mathematicians and scientists have no feel for the real life implications of their calculations.

Both camps refuse to admit their failings.

"Financial engineers" created complex mathematical instruments, neglecting to emphasize unavoidable assumptions they had to make. At the same time, senior bankers and regulators did not admit that they had no idea what these papers really meant, and never asked whether there were undisclosed hidden assumptions, lurking behind new quick ways of profiteering.

Theoretical scientific model builders convinced authorities that the ash cloud is here or there, without bothering to measure anything, while no one asked whether the computer model was based on realistic assumptions.

In both cases, decision makers, with good training in standard scientific thinking, could smell trouble immediately, even if they knew nothing about derivatives or volcanoes. The fingerprints of a sophisticated pyramid scheme should be obvious whenever one claims he can always win, and a "killer cloud" that no one can see, affecting an entire continent, based on no actual measurements, should have raised any intelligent pair of eye brows.

The world is discovering that an important profession is missing: Scientifically trained political decision makers. Neither a good scientist lacking management experience, nor a smart politician with no scientific training, could spot the trouble. We need people who have both qualities.

There was a shorter contribution from Emanuel Derman, professor of financial engineering at Columbia University, and author of My Life as a Quant:

Old technology -- propellor-driven planes -- would not have been grounded by ash. More efficient, more vulnerable.

And Mark Pagel, professor of evolutionary biology at Reading University and The Santa Fe Institute:

I may be proven wrong by the reactions from the atmospheric scientists, physicists and aeronautical engineers but this debacle seems to have had far less to do with science than to a far more pernicious and growing risk aversion in British society and perhaps the world. The science is almost without a doubt far far better than it has ever been, and there was data collection. The shutdown of our airspace was driven by people worried they would be hounded out of their jobs (politicians, airline bosses, etc.) and shamed. It is far easier to hide behind the shield of "I was only trying to save lives" than to get it wrong and kill someone.

I have been puzzled for some years now by what is one of the most unstoppable and yet not always obviously good ideas to be surging through our minds for the last century: that of democracy with a small d and all it implies for self-interest, so-called "rights", protection, etc. That is another topic, but the current hysteria appears to be part of its wider manifestations.

Quite a few British newspaper editorials would seem to agree.

David Rowan is the editor of Wired magazine.

WIRED.CO.UK [4.26.10]

Caught up in Moscow because of the volcanic ash cloud last week, my biggest regret was missing the annual Edge dinner in London on 19 April. Well, just look at the sort of people that Edge Foundation president, literary agent and superconnector John Brockman manages to bring together.

Guests at last year's London dinner ranged from Alfonso Cuarón and Terry Gilliam to Brian Eno and Richard Dawkins. So you can see why it was painful for me to be 3,000km away while all the big ideas were being nurtured over the entrees at Zilli Fish.

But Brockman -- whose latest book This Will Change Everything (Harper Perennial) lies well thumbed on my desk -- is not a man to waste an intellectual opportunity. In town from New York for the "eerily deserted" London International Book Fair, Brockman became caught up in talk of stranded travelers and 20-hour road trips. "Something is going on here that requires serious thinking," he reflected. "We've had earthquakes before, and we've had plane stoppages, but nothing like the continuing effects of the ash cloud. Why?"

So he invited the Edge community of smart and original thinkers -- from behavioural economists to psychologists, physicists to software engineers -- to think about the ash cloud and the reaction to it, and tell him (in 250 words) something "that I don't already know and that I'm not going to read in the newspapers".

The thinkers came through. Edge received contributions from the likes of Haim Harari, Roger Schank, Charles Simonyi, Peter Schwartz, Stephen Schneider, Karl Sabbagh, Emanuel Derman, Mark Pagel, Joel Gold, George Dyson, Matthew Ritchie, Paul Romer, Eduardo Salcedo-Albarán, Greg Paul, Lawrence Krauss and Alexandra Zukerman. You can now read their conclusions -- an exercise that's worth your while. ...

TODAY IN THE FEUILLETONS (ARTS PAGES)
DER SPIEGEL ONLINE [4.16.10]

A long excerpt from the book The Future Makers - The Nobel Prize winners of tomorrow reveal what they are researching," in which Stanford psychologist Lera Boroditsky, a researcher on how language shapes our thinking, summarizes: "What we have learned from our research is that people who speak different languages, really different, and who use special features of grammar, sometimes have their view of the world impacted in far-reaching ways."

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WIE PRÄGT DIE SPRACHE UNSER DENKEN?
SÜDDEUTSCHE ZEITUNG [4.15.10]

Der Streit um die Frage ist alt, doch nur selten wurde sie bei den Menschen selbst untersucht — ein Forschungsbericht / Von Lera Boroditsky

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DIE TAGESPOST [4.15.10]

America leads a discussion about Internet services, which are often overestimated in its effect by the media

... there is a debate in America about the power of social networks and their relationship to state power. The policy researcher Evgeny Morozov strongly in America represents the view that social networks do not help to more democracy. This opinion he had taken in an extensive interview with Clay Shirky, which has the websitewww.edge.org published with the Frankfurter Allgemeine Zeitung (11.4.) titled "Digital Power and It's Discontents." This is about the debate between utopians and realists in terms of social networks, namely the question of whether the Internet is more a medium for human emancipation and revolution, or a tool to control and repression. Morozov calls it ridiculous if someone takes from the American Foreign Ministry, the CEO of Google or Twitter with a business trip. The fact that Google with the American intelligence agency "National Security Agency working together, is a dangerous proximity between politics and business. Because no citizen could be so happy if the e-mail traffic will be handled by a company that works closely with the national safety. The problems concerning the control of people including democratic governments.

Morozov provides the power of social networks like Twitter or Facebook rather skeptical. Even millions of cell phone cameras directed at the soldiers would not deter the Iranian government to resolve the violent demonstrations. The protests were lost in the sand column and the country further. Morozov sees the use of networks rather the possibility that the Iranian authorities have early information on anti-government groups and provide the intelligence agencies with this information. The coordination of the Internet users and the coordination in the reality gapes however far apart for the Belarus-born scientists. He had protested doubts that many demonstrators had left because of the information on Facebook or Twitter to the streets and coordinated. The demonstrations are more likely with "lava" as compared with planned events.

The media often reports on the role of networks for protest movements. Other and equally important issues are neglected. About whether the Internet can not promote a hedonistic colored ideology, which discourages people from more political commitment. Nongovernmental forces can gain power in the Internet, such as nationalistic, but also the very same state. For many countries, says Morozov, no protest waves, as is the case in China. In the interview, is also the Danish philosopher Kierkegaard on language, had complained before more than 150 years that in the then emerging era of newspapers, cafes and formed a public sphere where opinions were more in circulation and no longer a matter feel obliged. There is no more, what people would die. This is what also Morozov and many similar Internet critics the "indiscriminate nature of the digital activism: it recognizes our commitment to political and social issues that are really important and require permanent victim down. This is also the American computer scientist Jaron Larnier that the Internet destroys the individual creativity and speaks of "Digital Maoism", the more appealing to the swarm intelligence of the people, because Internet like Wikipedia disseminated not truth, but the average opinion of the anonymous mass. That sounds judged hard, but true when it comes to questions about ultimate things too far. For the representation of knowledge calls for Larnier and personal responsibility. In this direction also argues Morozov, the blogger does not hold for large icons critical of the government campaigns: "The people must be led by people who are willing to courageously stand up for their cause, to sacrifice to go to jail and the next Havel, Sakharov's Solzhenitsyn, or to be ... My fear is that it will not be a Twitter-age Solzhenitsyn more. "He would probably disappear just because the networks much earlier in the prison. The Chinese government has long since developed new strategies, methods of propaganda, in order to supposedly 'netizens' meet. She had admitted to investigators of a network 15 rounds in a police station, in which a young man who died mysteriously, and the "investigators reported" then the net, there is nothing remarkable. Later came out then that there were former employees of state media.

David Gelernter, a professor of computer science at Yale University, compares the Internet with a school, but not with artificial intelligence. One could learn a lot on the internet like in school, but would if it mutates into an institution like the school, it would be a disaster.

The debate on edge.org expands the view of the Internet as crucial aspects. By highlighting the positive effects of the network, there is no doubt, it is not enough. The force is easy to overestimate the social networks and overestimated the Internet with regard to the crucial problems of man.

BELIEFNET [4.12.10]

A great Edge exchange between Evgeny Morozov and Clay Shirky about how the Internet and digital technology works to affect power relations within polities. Morozov says he thinks techno-utopians in the press are taking a too-narrow view of how the Internet conditions and subverts power relationships in society:

One of the reasons I've been so unhappy with how the media have been covering the role of the Internet in Iran -- and this I guess also has to do with them reading certain things into your book that you did not intend to say there -- is the almost exclusive focus on analyzing what the Internet has done to protest movements, at the expense of thinking about its impact on everything else. But if we focus only on how people coordinate themselves with the help of social media before, during, or after the elections, we miss many other effects that the Internet is having in public, social, and political life in authoritarian states, especially in the long term.

Shouldn't we also be asking whether it's making people more receptive to nationalism? Or whether it might be promoting a certain (hedonism-based) ideology that may actually push them further away from any meaningful engagement in politics? Does it actually empower certain non-state forces within authoritarian states that may not necessarily be conductive to democracy and freedom? Those are all big questions which we cannot answer if we just focus on who gets empowered during the protests, the state or the protesters, because some countries, well, don't have that many protests. Or elections. China doesn't have national elections.

I keep meaning to get around to blogging about James Davison Hunter's new book, which discusses culture-makers as having the real power in the world (versus mere politicians). Later, I promise. Meanwhile, John Brockman of Edge has a tart observation about academics and the conversation about communications and media's impact on the current world:

The questions being asked in this conversation are for the most part coming from thinkers who are not situated in traditional academic disciplines and whose authority is not derived from institutional affiliations. This is a crowd of maverick intellectuals. In addition to Evgeny Morozov and Clay Shirky, participants in the ongoing Edge discussion include David Gelernter, George Dyson, Nicholas Carr, Jaron Lanier, Kevin Kelly, Yochai Benkler, Douglas Rushkoff, and Charles Leadbeater. Only Gelernter (Yale), Benkler (Harvard), Shirky (NYU), hold academic positions.

Perhaps one reason there are so few thinkers from the psychology, anthropology, sociology, and philosophy departments of our major universities contributing to this conversation is that communications theory has long been deemed to be a low-prestige discipline among academics. The best people are likely to be found outside academia.

Read more: http://blog.beliefnet.com/roddreher/2010/04/digital-power-in-the-postmodern-age.html#ixzz15LsQUaBY

BEYOND THE BEYOND Digital Power and Its Discontents
WIRED [4.11.10]

Great to see Shirky and Morozov having a civilized and productive discussion here.

* I take John Brockman’s point that it would be great to see these important matters tackle by a host of accredited thinkers — but I don’t know what the academy would say before these phenomena vaporize. By the time you can figure out whether Twitter is "good for" Kazakhstan or not, there may be no Kazakhstan and/or no Twitter.

* Also, watching people jump all over hippie utopian tracts that John Perry Barlow wrote ten years ago — that forces me to recognize how important John Perry Barlow was, and still is. Poets are the unacknowledged legislators of the world, boys.

Read the full article →

FRANKFURTER ALLGEMEINE FAZ.NET [4.10.10]

Die Träume der Netz-Utopisten und die Wirklichkeit: Ist das Internet ein Medium der Emanzipation und des Umsturzes - oder ein Werkzeug der Kontrolle und der Unterdrückung? Haben Twitter und Facebook die Rebellion in Iran befeuert, oder halfen sie, die Rebellen zu enttarnen? Ein skeptischer Dialog

Clay Shirky: Wenn die amerikanische Außenministerin Hillary Clinton Sie um einen Rat bäte, wie sie das Internet einsetzen könnte, um die außenpolitischen Ziele der Vereinigten Staaten voranzutreiben, was würden Sie ihr sagen?

Evgeny Morozov: „Richtet keinen Schaden an!“ Wenn die Beamten im Außenministerium sehr enge und marktschreierisch verkündete Allianzen mit Google, Twitter oder anderen großen Technologieunternehmen eingehen, lassen diese Firmen sie so aussehen, als wären sie die Reinkarnation von „Radio Free Europe“ im Netz, ein „Radio Free Internet“, wenn man so will. Das sind sie aber nicht. Diese Unternehmen haben ihre eigenen kommerziellen Absichten. Es geht ihnen vor allem darum, Geld zu verdienen, nicht darum, amerikanische Ideale zu verbreiten. Ja, das Internet kann Google dabei helfen, mehr Anzeigen zu verkaufen, und zugleich amerikanische Interessen fördern. Aber so funktioniert das Außenministerium nicht. Zumindest theoretisch fördern wir ein freies Internet nicht, weil Amerika dadurch mehr Bücher, Filme und Zeitungen verkaufen kann (Dinge zu kaufen, Öl zum Beispiel, ist wieder eine ganz andere Geschichte!). Wir fördern die Freiheit im Internet um der Freiheit willen. Die eigentliche Frage ist also, wie wir die unleugbare Macht dieser Firmen zu unserem Vorteil nutzen können, ohne sie wie einen verlängerten Arm der amerikanischen Außenpolitik erscheinen zu lassen.

Wenn also jemand vom Auswärtigen Amt die Geschäftsführer von Google oder Twitter auf eine Weltreise oder nach Sibirien mitnimmt, wirkt das in meinen Augen lächerlich und schlicht falsch. Die Leute beäugen diese plötzliche Nähe zwischen Politikern und Unternehmen skeptisch, zumal Google auch noch mit dem Nachrichtendienst „National Security Agency“ kooperiert. Wenn ich für eine Regierung arbeiten würde, ganz gleich, ob sie autoritär oder demokratisch ist, wäre ich nicht besonders glücklich darüber, wenn die Mehrheit der Bürger ihren E-Mail-Verkehr über eine Firma abwickelt, die geheime Beziehungen mit Einrichtungen wie der Nationalen Sicherheitsbehörde unterhält. Das ist eine legitime Sorge. Wollen wir wirklich, dass Google unser nächstes Halliburton wird, jener Zulieferer der amerikanischen Armee im Irak, der wegen seiner Verbindungen zum ehemaligen Vizepräsidenten Dick Cheney immer wieder in die Schlagzeilen geriet?

Shirky: Nehmen wir das Beispiel Facebook. Die iranische Regierung hatte den Dienst vor der Wahl im vergangenen Juni tatsächlich gesperrt, im Unterschied zu Twitter, Mobiltelefonen und Proxy-Servern, von denen so viel die Rede ist. Niemand wusste damals, was nach der Wahl kommen würde, und trotzdem hat die iranische Regierung Facebook abgeschaltet. Glauben Sie, dass das eine Überreaktion war? Dass Facebook und Twitter in Wirklichkeit als politische Werkzeuge nicht besonders effektiv sind und die iranische Regierung insofern überreagierte? Oder glauben Sie, dass diese Dienste im vergangenen Juni sehr wohl Auswirkungen hatten, es der iranischen Regierung inzwischen aber gelungen ist, sie zu neutralisieren?

Morozov: Facebook ist ein spezieller Fall, wenn wir von Iran sprechen. Während des ganzen Wahlkampfs von Januar bis Juni 2009 ist dieser Dienst diverse Male gesperrt und wieder freigegeben und dann von neuem gesperrt worden. Aber in meinen Augen sagt das nichts über Facebook aus - nur, dass die Iraner in der Lage waren, es zu sperren, und es dann auch taten. Eine besondere politische Bedeutung von Facebook lässt sich daraus nicht ableiten. Man braucht sich nur andere Länder anzuschauen, etwa Kambodscha, wo 2007 während der Wahlen eine sogenannte „Ruheperiode“ verhängt wurde und alle Mobilfunkanbieter zustimmten, für drei Tage sämtliche SMS-Dienste abzuschalten. Hat die Regierung mit einer SMS-Rebellion gerechnet? Glaube ich nicht. Der Punkt ist vielmehr: Sie konnten es tun, also taten sie es.

Shirky: Wie man es in Singapur mit Blogs gemacht hat. Mir scheint das aber doch ein Hinweis auf echte politische Ängste zu sein. Singapur und Kambodscha betteten diese Zensur in positive politische Werte ein: Die politische Logik lautete, dass die Bürger dank dieser Ruheperiode besser imstande wären, darüber nachzudenken, wer den geeigneteren Staatsführer abgäbe, als etwa, Gott behüte, mit ihren Freunden und Nachbarn darüber zu diskutieren. Ich nehme ihnen diese Logik nicht ab, aber selbst wenn man politische Zensur auf diese Weise verkauft, scheint mir die Zensur eine eindeutig politische Maßnahme zu sein.

Wenn ich sehe, dass Kambodscha oder Singapur oder Iran einen Dienst schließen, der die soziale Koordination verbessert, dann reagiere ich darauf im Geiste vom „Strukturwandel der Öffentlichkeit“, wie ihn Jürgen Habermas beschrieben hat. Diese Regime versuchen sehr gezielt, die Öffentlichkeit zu schwächen. Und wenn das eine politische Entscheidung ist, dann frage ich mich: Haben diese Regime recht, wenn sie sich vor einer besseren sozialen Koordination der Öffentlichkeit fürchten?

Ich glaube ja. Nehmen Sie die Unruhen von 2007 in Burma, wo die Regierung dann panikartig die Kommunikationsmittel abgeschaltet hat, die orangene Revolution in der Ukraine oder die erfolgreichen Proteste in Moldawien vergangenes Jahr - alle Beispiele sprechen in meinen Augen dafür, dass sich diese Staaten von Bedingungen bedroht fühlten, unter denen sich eine Öffentlichkeit mit sich selbst identifizieren und sich miteinander abstimmen kann. Selbst wenn diese Öffentlichkeit nur aus einer relativ kleinen Elite besteht. Das ist einer der Aspekte, die ich verstehen möchte. Denn wenn wir auch nicht in diametralem Gegensatz zueinander stehen, sind wir hier offensichtlich sehr unterschiedlicher Meinung. Glauben Sie, dass der Abstimmungseffekt in einer politisch engagierten Öffentlichkeit erstens möglich und zweitens politisch ist; und wenn ja, wie sollten sich die Vereinigten Staaten dazu verhalten?

Morozov: Zunächst einmal hat die Zensur symbolische Bedeutung. Die Zensur hilft beispielsweise der iranischen Regierung, dem Rest der Welt zu zeigen, dass sie das Heft noch in der Hand hat. Den Behörden wäre es sehr lieb, wenn jeder glauben würde, dass sie mit ihren Versuchen, Facebook zu sperren, erfolgreich sind - auch wenn das genau genommen nicht stimmt. Am liebsten würden sie eine Presseerklärung herausgeben: „Ja, wir sperren Facebook, weil immer noch wir das Sagen haben. Wir können es tun, und wir werden es tun.“

Schauen wir aber einmal hinter den symbolischen Nutzen, den Regierungen aus Propagandamaßnahmen ziehen. Ich glaube, die iranischen Behörden waren mit ihren Netzblockaden deshalb so erfolglos, weil sie einen enormen Gewinn darin sehen, regierungsfeindliche Iraner bei der Koordination ihrer Aktionen zu beobachten: bei der öffentlichen Koordination auf Facebook und Twitter, wohlgemerkt. So können sich die Behörden nämlich im Voraus über die Arten von Gruppen und Bedrohungen, die sich bilden, schlaumachen. Wir vergessen diesen geheimdienstlichen Wert gern. Und zum Zweiten glaube ich auch nicht, dass die Abstimmungsprozesse, von denen Habermas sprach, in Tagen, Stunden und Tweets gemessen wurden, sondern in Jahrzehnten, Jahrhunderten und Büchern.

Aber abgesehen davon: Waren denn die iranischen Onlinekampagnen wirklich so hochgradig synchronisiert, und wie hat das die eigentlichen Proteste beeinflusst? Ja, hier gab es eine sehr dynamische Onlinekampagne - aber dass die sich auf die Koordination in der wirklichen Welt erstreckt hätte, konnte ich kaum feststellen. Wie viele Demonstranten, die vorher nicht eingeweiht waren, sind wegen etwas, das sie bei Twitter oder auf Facebook lasen, dann wirklich auf die Straße gegangen? Es gab zwar ein hohes Maß an Abstimmung in der digitalen Welt, aber dass dies zu koordinierten Straßenprotesten geführt hätte, bezweifle ich eher.

Shirky: Ich glaube nicht, dass es sich überhaupt in koordinierten Protesten hätte niederschlagen können. Auf mich machten die Demonstrationen in Teheran nicht den Eindruck, als wären sie ernsthaft gesteuert. Sie wirkten eher wie Lavaströme als wie geplante Ereignisse. Wenn ich aber nach einem herausragenden Fall dafür suche, wie die digitale Koordination die Politik in der realen Welt verändert, dann denke ich an die Rolle der Frauen.

Nur ein Beispiel: die Proteste von 2008 in Südkorea, die sich gegen die Einfuhr amerikanischen Rindfleischs nach Ausbruch des Rinderwahns richteten. Diese Proteste lebten davon, dass Frauen sich zu Wort melden konnten, und zwar in einer politischen Umwelt, in der sie sonst erheblich eingeschränkt sind. Oder denken Sie an Neda, die berühmtgewordene Märtyrerin der Protestwelle in Iran - auch dazu wäre es wahrscheinlich ohne diese technischen Mittel nicht gekommen. Wir können hier zwar nur mit wenigen Beispielen argumentieren. Und doch halte ich es für unwahrscheinlich, dass Frauen ohne die sozialen Medien eine solche Präsenz in den Protestbewegungen erlangt hätten.

Morozov: Ich bin kein Experte für iranische Frauen, aber soweit ich weiß, experimentiert man dort seit mindestens einem Jahrzehnt mit sozialen Medien. Die Frage lautet auch hier: Warum hat sich in Iran so viel in den sozialen Medien getan? Ganz einfach, weil so viele Menschen auf sie zugreifen können. Wenn man es so betrachtet, sind die meisten Aktionen in sozialen Medien bloß ein Epiphänomen: Sie kommen zustande, weil jeder ein Mobiltelefon hat. Und dennoch: Millionen wütender Tweets und Handykameras, die auf Gesichter gerichtet waren: das alles hat die Regierung nicht davon abgehalten, die Demonstrationen gewaltsam aufzulösen.

Und nun sehen Sie sich an, was in Iran in den vergangenen neun Monaten passiert ist: Die Proteste sind im Sand verlaufen, die Spaltung des Lands vertieft sich. Viele Menschen mussten auswandern, viele wurden eingesperrt, viele getötet. Was die politische Situation im Land angeht, sieht sie mir ziemlich trostlos aus: Sollte sich etwas zum Guten entwickelt haben, dann vermag ich das nicht zu erkennen. Die brutalen Typen wären auch ohne soziale Medien da.

Shirky: Man könnte sogar fragen, ob eine existierende engagierte Öffentlichkeit Regierungen eher brutaler werden lässt, als dass es sie bereitmachte für den Wandel.

Morozov: Ich war unter anderem deswegen so unglücklich darüber, wie die Medien über die Rolle des Internets in Iran berichteten, weil sie fast ausschließlich gefragt haben, was das Netz für die Protestbewegung bedeutete. Sein Einfluss auf alles andere wurde dabei ausgeblendet. Wenn wir uns aber nur darauf konzentrieren, wie sich Menschen vor, während und nach Wahlen mit Hilfe sozialer Medien koordinieren, dann entgehen uns viele andere, zumal die langfristigen Wirkungen des Internets auf das öffentliche, soziale und politische Leben in autoritären Staaten.

Sollten wir uns nicht auch fragen, ob das Netz die Menschen empfänglicher für nationalistische Botschaften macht? Oder ob es eine gewisse - hedonistisch gefärbte - Ideologie befördern könnte, die die Menschen faktisch mehr denn je von einem sinnvollen politischen Engagement abhält? Verhilft es in autoritären Staaten sogar bestimmten nichtstaatlichen Kräften zur Macht, die nicht unbedingt auf Demokratie und Freiheit hinarbeiten? Dies alles sind schwierige Fragen, die wir nicht beantworten können, wenn wir uns nur darauf konzentrieren, wer während einer Protestwelle einen Machtzuwachs verzeichnet - der Staat oder die Demonstranten. Weil manche Länder, nun ja, so viele Protestwellen nicht erleben. Oder Wahlen. In China gibt es keine landesweiten Wahlen.

Wenn wir uns also fragen: „Wie beeinflusst das Internet die Chancen für eine Demokratisierung in einem Land wie China?“, dann müssen wir mehr in Betracht ziehen als die Fähigkeit der Bürger, miteinander oder mit ihren westlichen Unterstützern zu kommunizieren. Jüngst stieß ich auf eine überaus faszinierende Statistik: Anscheinend hat die chinesische Regierung bis 2003 120 Milliarden US-Dollar fürs E-Regieren ausgegeben und um die 70 Millionen für das Goldene Schild, ihr Zensurprojekt. Wenn man diese beiden Zahlen vergleicht, dann spürt man, wie begeistert die Chinesen von den Möglichkeiten des E-Regierens sind. Überraschend ist das nicht: Es kann der Regierung zu größerer Effizienz verhelfen und sie transparenter und resistenter gegen Korruption wirken lassen. Das würde ihre Legitimität nur erhöhen. Aber wird es auch zu einer Modernisierung der kommunistischen Partei führen? Gewiss wird es das. Wird es zur Errichtung demokratischer Institutionen führen, wie wir sie in liberalen Demokratien erwarten? Womöglich nicht. Auf die Frage, ob China sich wirklich funktionierenden demokratischen Institutionen öffnen wird und welche Rolle das Internet in diesem Prozess spielt, gibt es keine eindeutigen Antworten.

Shirky: Das macht diese Fragen ja auch so interessant - dass man sehr schnell in einen philosophischen Strudel gerät. Man denkt, man fragt sich etwas über Twitter, und merkt auf einmal, dass man eigentlich nach Hayek und Märkten fragt, zum Beispiel. Ich habe aber ein Vorurteil, das da lautet: Undemokratische Regierungen sind langfristig miserabel darin, Marktwirtschaften zu steuern. Das ist eine Grundannahme, die natürlich den Kontext betrifft, in dem sich digitale Öffentlichkeiten bilden.

Morozov: Aber die Wahrheit ist, dass es schon vor Twitter Revolutionen gab.

Shirky: Ja, natürlich.

Morozov: Und wir haben die entsprechenden Kräfte irgendwie unterstützt, ob durch den Schmuggel von Technik wie in Polen, wo wir Kopiergeräte ins Land brachten, oder bloß durch solche Maßnahmen wie die, den polnischen Dissidenten regelmäßige Kontakte zur katholischen Kirche zu ermöglichen.

Shirky: Aber Kopiergeräte schmuggeln, das heißt doch gerade, die Kommunikationsmittel in die Gleichung mit einzubeziehen!

Morozov: Sie waren am Ende wohl nicht ganz so ausschlaggebend, es war eher sein grundlegender Mangel an ökonomischer Nachhaltigkeit, der den Zusammenbruch des Kommunismus herbeiführte. Und genauso könnte es langfristig eher unerheblich sein, wie viele Tweets heute nach Iran geschmuggelt werden.

Shirky: Dann werde ich jetzt als Gegenargument vorbringen, warum ich glaube, dass es nicht unerheblich sein wird: Die iranische Regierung hat angekündigt, Googles Mail-Dienst zu verbieten und ihn durch einen „nationalen E-Mail-Dienst“ zu ersetzen. Ich glaube nicht, dass die iranische Regierung dazu fähig sein wird, einen guten Ersatz für Google Mail zu betreiben. Nicht wegen der Zensur. Sondern weil ich nicht glaube, dass sie über ausreichend talentierte Systemadministratoren verfügt. Ich glaube nicht, dass sie die Technologie aufrechterhalten kann. Das wird zu Lasten der wirtschaftlichen Produktivität gehen. Nun kann man auf ein halbes Prozent des Bruttoinlandsprodukts verzichten, wenn der Ölpreis über 100 Dollar pro Barrel liegt, nicht aber, wenn er bei 70 Dollar und darunter bleibt. Wir haben schon einmal darüber diskutiert, ob sich Iran in ein „Burma auf Zeit“ verwandeln könnte. Ich glaube, dass Twitter, Facebook und so weiter Iran zu einem erheblichen Kompromiss gezwungen haben, bei dem die Führung gewillt ist, die eigene Kommunikationsinfrastruktur zu schwächen, was nichts anderes heißt, als Zehntelprozente des BIP preiszugeben, um die Erhebung zu kontrollieren. So nachvollziehbar das aus ihrer Sicht ist - es scheint mir langfristig ein gefährlicher Zug zu sein.

Morozov: Aber Sie wollen nicht suggerieren, dass das Regime zerfällt, wenn es Google Mail nicht verbietet?

Shirky: Nein, nein, nein. Ich sage, dass ein Verbot von Google Mail auf die Angst des Regimes davor schließen lässt, dass seine Bürger frei miteinander kommunizieren, und ich halte diese Angst für berechtigt.

Morozov: Ich glaube nicht, dass es jemals zu einem Verbot sämtlicher E-Mail-Dienste mit Ausnahme eines nationalen Anbieters kommen wird. Man muss sich genau anschauen, in welchem geopolitischen Kontext diese Drohung öffentlich gemacht wurde. Die iranischen Behörden gaben diese Erklärung eine Woche, nachdem Google Gespräche mit der Nationalen Sicherheitsbehörde publik gemacht hatte, heraus. Das war ein überaus günstiger Propagandamoment für die iranische Regierung, die nur die Gelegenheit beim Schopf ergreifen und sagen musste: „Wir wollen absolut sicherstellen, dass unsere Bürger nicht von der NSA beobachtet werden.“ Das haben sie gemacht. Wieder einmal ein meisterlicher innenpolitischer Propagandaschachzug.

Shirky: Um auf ein anderes Thema zu kommen. Ich glaube, einer der Punkte, an dem die Debatte in die Irre gegangen ist, war, die Bedeutung des Zugangs zu Informationen zu überschätzen und die Bedeutung des Zugangs zu Menschen zu unterschätzen. Dieser Fehler datiert bis auf die Anfänge des Internets zurück. Wenn wir die Hürde der Zensur zwischen dem Westen und China absenken könnten, wenn wir das Goldene Schild einfach entfernen könnten, während die Chinesen dasselbe Maß an Kontrolle über ihre Bürger und deren Kommunikation behalten, dann würde sich nicht viel ändern. Wenn das Goldene Schild uneingeschränkt im Einsatz bleibt, die Kommunikation und Koordination unter den Bürgern sich jedoch verbessern, dann wird sich vieles ändern. Nach dem Erdbeben von 2008 in der Provinz Sichuan konnte man Anzeichen dafür erkennen.

Morozov: Aber meine Frage ist: In welche Richtung würden all diese Veränderungen gehen?

Shirky: Nun gut. Wie Robert Putnam gezeigt hat, schafft Sozialkapital Werte für Menschen innerhalb eines Netzwerks, während es den Menschen außerhalb des Netzwerks Nachteile bringt. Ich glaube nicht, dass Kommunikationsfreiheit automatisch zu prowestlichen Regierungen führt. Das bedeutet, dass ich uneingeschränkt für die Demokratie bin, selbst wenn es sich um illiberale Demokratien handelt, wie sie Fareed Zakaria beschreibt. Ich akzeptiere, dass es nationale Bewegungen geben wird, deren Ziele den außenpolitischen Zielen des Westens entgegenstehen, aber solange diese Länder Demokratien sind, bin ich offen gesagt weniger beunruhigt. Aber noch einmal zu China. Ich glaube, in China sieht es momentan so aus: 2008 gab es das schwere Erdbeben in Sichuan, die BBC bekommt über Twitter Wind davon und die chinesische Regierung über den chinesischen Instant-Messaging-Dienst QQ. Das letzte Mal, als es ein Beben dieser Stärke gab, brauchten die Chinesen drei Monate, um es zuzugeben. Jetzt haben sie nicht mal die Wahl, weil die Welt schon darüber berichtet, während sie gerade ihre Kräfte mobilmachen.

Was geschah, als sie einen ihrer „Friede, Freude, Eierkuchen“-Momente mit der Presse inszenieren wollten? Da begriff auf einmal eine Gruppe von Müttern aus Sichuan, die ihre Kinder verloren hatten, weil die Schulgebäude beim Erdbeben eingestürzt waren, dass hierfür eine minderwertige Bauweise verantwortlich war. Und plötzlich protestieren sie im hellen Tageslicht der Öffentlichkeit, und diese Proteste werden dokumentiert und über QQ verbreitet, und zum ersten Mal ist die chinesische Regierung mit einer radikalisierten Bevölkerung konfrontiert, die vorher in keiner Weise koordiniert war.

Morozov: Ich stimme zu, dass die Fähigkeit der chinesischen Regierung, den Informationsfluss zu kontrollieren, ein Stück weit - und in einzelnen Fällen erheblich - geschwächt worden ist. Werden die Herrschenden aber in der Lage sein, sich an dieses neue Umfeld anzupassen, indem sie neue Propagandamethoden ersinnen? Indem sie selektiv entscheiden, wer worüber berichten darf? Vielleicht. Es gibt Anhaltspunkte dafür, dass dies geschieht. Im vergangenen Jahr starb in der Provinz Yunnan ein junger Mann in Polizeigewahrsam. Statt Tausende von Kommentaren zu zensieren, die sich auf Websites wie der von QQ ansammelten, gestatteten sie den „Netzbürgern“, Dampf abzulassen. Sie forderten sie dazu auf, sich als „Netzbürger-Fahnder“ zu bewerben, und wählten schließlich 15 Personen aus, die ausgesandt wurden, das fragliche Gefängnis zu untersuchen. Sie konnten dort nichts finden und verfassten einen höchst ergebnislosen Bericht darüber. Damit waren die wachsenden Spannungen beseitigt - wohlgemerkt ohne irgendeine offizielle Zensur (erst später fanden die „Netzbürger“ heraus, dass praktisch alle 15 „Fahnder“ Angestellte oder ehemalige Angestellte staatlicher Medien waren). Die Moral von der Geschichte: Wir neigen dazu, die Fähigkeit der Regierung zu unterschätzen, auf manche dieser Nachrichten in einer Weise zu reagieren, die ihre Legitimität und Autorität nicht so unterminiert, wie wir das erwarten.

Morozov: Ich mache mir aber noch über etwas anderes Sorgen, und zwar darüber, wie das Internet den Charakter des politischen Widerstands in autoritären Regimen verändert. Wenn Sie Kierkegaard gelesen haben, werden Ihnen einige subtile Kierkegaardsche Untertöne in meiner Kritik des Twitter-Aktivismus aufgefallen sein. Kierkegaard lebte genau in der Zeit, die Habermas so preist: Cafés und Zeitungen waren in ganz Europa auf dem Vormarsch, eine neue demokratische Öffentlichkeit bildete sich heraus. Kierkegaard aber machte es zunehmend Sorgen, dass immer mehr Meinungen im Umlauf waren, dass es allzu leicht war, Menschen für beliebige Anliegen zusammenzutrommeln, dass niemand sich irgendeiner Sache tief verpflichtet fühlte. Es gab nichts, wofür Menschen zu sterben bereit waren. Ironischerweise ist das auch eines meiner Probleme mit dem wahllosen Charakter des digitalen Aktivismus: Er würdigt unser Engagement für politische und gesellschaftliche Themen, die wirklich wichtig sind und permanente Aufopferung verlangen, herab.

Shirky: Eine der lustigen Sachen, die Habermas im „Strukturwandel der Öffentlichkeit“ sagt (und lang ist die Liste der lustigen Dinge in diesem Buch nicht), ist, dass die Zeitungen die Öffentlichkeit am meisten beförderten, als es noch keine Redefreiheit gab, so dass die Herausgabe einer Zeitung ein Akt öffentlichen Widerstands war. In ähnlicher Weise ist ein Protest, der bei relativ geringem Risiko relativ leicht zu koordinieren ist, nicht nur als Protest weniger wert, sondern lenkt potentiell auch einige der Energien ab, die anderswo gebraucht werden könnten.

Morozov: Ich bin ebenfalls nicht sicher, ob Blogger so großartige Symbole für regierungskritische Kampagnen sind. Die gewöhnlichen unpolitischen Menschen, über die wir sprechen, die, die am Ende den Mut aufbringen, auf die Straße zu gehen und die Staatsgewalt herauszufordern: Diese Menschen müssen von Leuten angeführt werden, die bereit sind, mutig für ihre Sache einzutreten, sich zu opfern, ins Gefängnis zu gehen und die nächsten Havels, Sacharows oder Solschenizyns zu werden.

Shirky: Die eine Frage lautet also: Benötigt eine Bewegung einen Märtyrer oder eine Märtyrerin, benötigt sie jemanden, der intellektuell im Mittelpunkt steht und bereit ist, einen Schlag einzustecken, um sich Gehör zu verschaffen? Und die zweite Frage ist: Muss es sich hierbei um eine Einzelperson handeln? Zur Märtyrerin wurde etwa Neda ja erst im Nachhinein. Wir wissen nicht, was sie dachte oder vorhatte. Sie hätte einfach nur mit Freunden auf der Straße sein können, weil dort etwas Interessantes und Wichtiges vor sich zu gehen schien, ohne einen Gedanken an das tödliche Risiko zu verschwenden. Aber ist das genug? Reicht es aus, so etwas wie das Kent-State-Massaker zu haben, bei dem die Nationalgarde auf unbewaffnete Antivietnamkriegsdemonstranten schoss, oder muss es ein Sacharow sein, also jemand, der sich selbst bewusst in Gefahr begibt, bevor diese Gefahr ihn wirklich ereilt?

Morozov: Ich glaube, dass ein Massenprotest einen charismatischen Führer, einen Sacharow braucht, um sein Potential wirklich entfalten zu können. Meine Befürchtung ist, dass es im Twitter-Zeitalter keinen Solschenizyn mehr geben kann. Er würde wahrscheinlich viel früher - und für viel länger - im Gefängnis verschwinden, als dies seinerzeit der Fall war. Ich bezweifle, ob Twitter ihm dazu verhelfen würde, eine stärkere und charismatischere Figur zu werden oder den Mut zu fassen, die erste Seite seines Buchs zu schreiben.

Shirky: Ich glaube, wofür zu kämpfen sich in diesem Zusammenhang lohnt, ist die Fähigkeit der Bürger eines Landes, miteinander zu kommunizieren, und ich bin nach wie vor davon überzeugt, dass das nicht ohne politische Folgewirkungen bleibt. Man sitzt nicht einfach herum und wartet darauf, dass Volkswirtschaften zusammenbrechen. Ich glaube, der Grad, in dem Bürger miteinander kommunizieren können, ist wesentlich wichtiger als der Zugang zu Informationen oder die Kommunikation mit dem Ausland. Worüber wir uns Gedanken machen sollten, ist die Redefreiheit, nicht als flammendes Fanal, nicht als politisches Recht, sondern als täglich gelebte Möglichkeit. Wie gedeiht sie? Denn die Welt ist immer noch besser dran, selbst wenn sich in Ländern, in denen die Redefreiheit gedeiht, nichtwestliche Normen in der Bevölkerung ausbilden.

Morozov: Mit Sicherheit. Ich stimme fast allem zu, was Sie soeben nahegelegt haben. Nichtsdestoweniger gibt es noch eine Menge Kleinigkeiten, die das Außenministerium tun muss und gegenwärtig nicht sehr gut macht. Nehmen wir die Sanktionen gegen amerikanische Unternehmen, die angeblich Anfang März aufgehoben wurden. Klingt gut, nicht wahr? Aber wenn man sich die Sache genauer anschaut, stellt man fest: Ein Iraner, der in den Staaten lebt und eine simple Google-Anzeige auf Farsi auf seiner Website plazieren will, um ein bisschen Geld zu verdienen (statt sich von ausländischen Staaten finanzieren lassen zu müssen), kann das noch immer nicht tun.

Es gibt eine Menge kleiner Details wie dieses, an denen man ansetzen könnte. Derzeit scheint mir das Außenministerium wie ein Elefant im Porzellanladen, was ein Jammer ist. Man hätte sich keine schlechtere Zeit aussuchen können, um ein Elefant im Porzellanladen zu sein, denn so, wie sich die Vereinigten Staaten jetzt gebärden, wird man sie für immer in Erinnerung behalten. Wenn die Iraner, die Chinesen und die Russen den Eindruck bekommen, dass das Silicon Valley mit dem Außenamt unter einer Decke steckt, dann dürfte dieser Eindruck eine ganze Weile, vielleicht für immer haften bleiben. (Man versuche mal, Ausländer davon zu überzeugen, dass nicht die Ölmultis in Washington das Sagen haben!) So, wie viele im Ausland - dank acht Jahren George W. Bush - den Eindruck gewonnen haben, dass die Förderung der Demokratie notwendigerweise den Wandel von Regimen einschließt, könnten sie recht bald ähnliche Vorstellungen darüber entwickeln, was unter „Freiheit im Internet“ zu verstehen ist. Ich glaube mithin, die Diplomaten müssen sehr bedacht vorgehen und sich darauf konzentrieren, diese kleinen Probleme auszuräumen, statt zu sagen: Wir sind eine Partnerschaft mit Twitter eingegangen, und die Welt sollte das wissen!

Diese Art von Diplomatie, die auf ausländische Öffentlichkeiten zielt, schreit nach etwas weniger Öffentlichkeit.

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